Maelenn le Ruyet

Journée mondiale de la bipolarité : comprendre les variations d’énergie et retrouver un équilibre

Comprendre le trouble bipolaire : au-delà des idées reçues

Le trouble bipolaire est une pathologie complexe qui se caractérise par des variations importantes de l’humeur et de l’énergie.

Contrairement aux idées reçues, il ne s’agit pas simplement de « sautes d’humeur », mais d’un trouble reconnu et étudié, notamment par des organismes comme l’Inserm.

On distingue principalement :

Les phases dépressives

Elles se traduisent par :

une perte d’énergie importante,

une grande fatigue physique et mentale,

une perte d’élan et de motivation,

parfois des idées noires.

Les phases maniaques ou hypomaniaques

Elles peuvent inclure :

une énergie débordante,

une accélération du rythme de pensée,

un besoin de sommeil réduit,

une multiplication des projets,

une sensation de toute-puissance.

Entre ces phases, certaines personnes retrouvent des périodes d’équilibre, mais cela reste souvent fragile.

 

 

Pourquoi parle-t-on de variations d’énergie ?

Au-delà de l’humeur, ce qui est central dans le trouble bipolaire, c’est la régulation de l’énergie.

Les personnes concernées décrivent souvent :

des phases de « vide » ou d’épuisement profond,

puis des phases de « trop plein » difficile à canaliser.

Ces variations peuvent être vécues comme un véritable grand écart intérieur.

Selon la Haute Autorité de Santé, la stabilité repose en grande partie sur :

le suivi médical,

les traitements adaptés,

la régularité du rythme de vie.

Mais d’autres dimensions peuvent aussi être soutenues.

L’impact sur le quotidien et les proches

Le trouble bipolaire ne concerne pas uniquement la personne qui en souffre.

Il impacte aussi :

les relations familiales,

la vie professionnelle,

l’équilibre émotionnel des proches.

Les aidants peuvent ressentir :

de l’inquiétude,

de la fatigue,

un sentiment d’impuissance.

C’est pourquoi il est essentiel d’avoir une approche globale, qui inclut également l’entourage.

Stabiliser son énergie : une approche complémentaire possible

Dans le respect du parcours médical et thérapeutique, certaines approches complémentaires peuvent aider à mieux vivre ces variations.

L’objectif n’est pas de remplacer un traitement, mais d’accompagner complémentairement.

Le travail sur l’énergie et le système nerveux peut permettre :

d’identifier les signes précoces de déséquilibre,

d’apaiser les états de tension interne,

de retrouver des sensations d’ancrage,

de soutenir des phases de retour au calme.

Dans les phases basses, il peut s’agir de :

→ relancer doucement la circulation de l’énergie

Dans les phases hautes, il peut s’agir de :

→ canaliser, ralentir, stabiliser

Ce travail demande toujours :

de la progressivité,

de l’écoute,

un cadre sécurisant.

Le rôle du système nerveux dans la régulation émotionnelle

Les recherches en neurosciences montrent que le système nerveux joue un rôle clé dans la régulation des états internes.

Lorsqu’il est en déséquilibre, il peut rester :

en hyperactivation (agitation, tension),

ou en sous-activation (retrait, fatigue).

Apprendre à réguler ces états permet progressivement de :

retrouver plus de stabilité,

mieux vivre les transitions,

réduire l’intensité des variations.

C’est un travail de fond, qui s’inscrit dans la durée.

Une journée pour sensibiliser et changer le regard

La Journée mondiale de la bipolarité, soutenue notamment par des associations comme Argos 2001, permet de :

mieux informer le public,

lutter contre les idées reçues,

encourager les personnes à se faire accompagner.

Elle rappelle aussi que :

le trouble bipolaire se soigne et se stabilise,

des équilibres sont possibles,

chaque parcours est unique.

Se faire accompagner : un chemin progressif

Se faire accompagner, c’est accepter de ne pas rester seul face à ces variations.

Cela peut inclure :

un suivi psychiatrique,

un accompagnement psychothérapeutique,

des approches complémentaires centrées sur la régulation.

Dans mon accompagnement, je propose un travail autour de :

l’apaisement du système nerveux,

la stabilisation de l’énergie, la régulation du sommeil et de l’alimentation,

la reconnexion à des sensations de sécurité intérieure.

Toujours en complément, et dans le respect des traitements en place.

Conclusion : vers un équilibre possible

Le trouble bipolaire est exigeant, mais il n’empêche pas de construire un équilibre.

Mieux comprendre son fonctionnement, apprendre à repérer ses états, être accompagné…

tout cela permet progressivement de réduire les écarts et de retrouver plus de stabilité.

Et surtout, de ne plus vivre ces variations comme une fatalité, mais comme quelque chose qui peut être accompagné avec justesse.